MICHEL EISENLOHR

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Michel Eisenlohr photographe


Michel Eisenlohr développe une pratique photographique nourrie par le voyage, la littérature, l’histoire des lieux et les formes de croyance qui traversent les territoires.

Après des études littéraires consacrées aux rites d’initiation et un travail universitaire portant sur le soufisme, il réalise ses premières photographies en Afrique de l’Ouest à la fin des années 1990. La photographie devient progressivement une manière d’approcher les lieux par leurs strates visibles et invisibles : architectures, paysages, mémoire collective, récits et traditions.

Ses recherches l’ont conduit autour de la Méditerranée, en Afrique de l’Ouest, au Proche-Orient, en Inde, en Islande, à Hong Kong et dans différents territoires européens. En 2002, un voyage vers la Syrie le mène par voie terrestre et maritime de Marseille à Alep, en traversant l’Italie, la Grèce et la Turquie. Il photographie ensuite Alep, Palmyre et Damas. Avec le temps et les bouleversements traversés par le pays, ces images acquièrent une nouvelle dimension, entre récit de voyage, mémoire et témoignage.

Son approche cherche moins à décrire les lieux qu’à en faire affleurer les présences et les traces. Paysages, architectures et territoires deviennent les surfaces où se rencontrent histoire, croyances, mémoire et imaginaire. La lumière y occupe une place essentielle, à la fois matière photographique et principe de révélation.

Ses projets récents prolongent cette recherche autour du paysage et de l’invisible. En Islande, avec Huldufólk, il interroge notamment la persistance du « peuple caché » dans les paysages contemporains, confrontant traditions orales, croyances et perception du territoire. D’autres séries explorent les fortifications militaires, les territoires-frontières et les formes par lesquelles un paysage conserve la trace de ceux qui l’ont habité ou imaginé.

Entre photographie documentaire et écriture contemplative, Michel Eisenlohr construit ainsi un récit où le visible dialogue constamment avec ce qui échappe au regard.

EXPOSITIONS

2026

Huldufólk, Islande le peuple caché – Musée d’Ethnographie, Neuchâtel, Suisse

Image de Syrie – Institut français, Tunis, Tunisie

Huldufólk, Islande le peuple caché Maison de la Photographie, Toulon

Aux confins de l’oubli – Cuneo, Italie
Forts des confins / Forts des collines
– Citadelle Vauban Patrimoine mondial, Besançon

2025


Archilumen – Abbaye du Thoronet, Centre des monuments nationaux

2024

Raconter au-delà, fragments de voyages – Galerie Taylor, Paris
Voyage en Orient – Duo Show avec Baudoin Lotin – Galerie Baxton, Bruxelles
Aux confins de l’oubli, fortifications des Alpes-Maritimes – Fort de la Révère, Conseil départemental des Alpes-Maritimes
Frères de la Côte – Fort de l’Estissac, Parc national de Port-Cros
Forts des confins – Forteresse de Salses, Centre des Monuments nationaux
Les mondes imaginaires, des tapisseries de Tolkien (Aubusson) à Huldufolk de Michel Eisenlohr – Chapelle de l’Observance, Draguignan
Forts des confins – Musée départemental des Hautes Alpes, Gap

2023

Forts des confins – Musée départemental des Hautes Alpes, Gap
Huldufólk, Islande le peuple caché – Médiathèque, Antibes

2022

Gardiens des cimes, Acte III – Centre d’Art, Briançon
Images de Syrie – Musée d’Archéologie, Antibes
Forts des confins – Citadelle de Mont-Dauphin, Centre des Monuments nationaux
Huldufólk, Islande le peuple caché – Chapelle des Pénitents bleus, La Ciotat

2021

Frères de la côte – Tour des Templiers, Hyères
La Syrie en noir et blanc – Musée d’Archéologie Méditerranéenne, Centre de la Vieille Charité, Marseille
Images de Syrie – Abbaye de Charroux, Centre des Monuments Nationaux

2020

La Syrie en noir et blanc – Musée d’Archéologie Méditerranéenne, Centre de la Vieille Charité, Marseille

2019

Images de Syrie – Galerie Lympia, Nice
Patrimoines et architectures d’Hyères – Tour des Templiers, Hyères
Gardiens des cimes – Musée Balaguier et Galeries du Fort Napoléon, La Seyne-sur-mer
Images de Syrie – Espace La Batterie, Les Issambres, Roquebrune-sur-Argens

2018

Images de Syrie – Musée de la Photographie, Toulon
Archilumen – Rue des Arts, Galerie du 15, Toulon
Hong-Kong Enclaves urbaines – Gallery F22, Hong-Kong

2017

Images de Syrie – Site archéologique de Glanum, Hôtel de Sade, Saint-Rémy-de-Provence

2016

Huldufólk, Islande, le peuple caché – Galerie des Bains-Douches, Marseille
Te lucis ante terminum – Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue
Te lucis ante terminum – Abbaye du Thoronet

2015

Paris my dream – Avenue of Stars, The French May, Hong-Kong

2013

Palais Longchamp monumental et secret – Musée des Beaux-Arts Palais Carnolès, Menton

2012

Palais Longchamp monumental et secret – Museum d’Histoire naturelle, Marseille
Sur les traces de Malpasset – Festival PhotoMed, Bandol

2011

Sur les traces de Malpasset – Galerie de la Porte d’Italie, Toulon
Sur les traces de Malpasset – Festival des Nuits photographiques, Pierrevert

2006

Afrique, le gout de l’Autre – Festival international d’Alep, Syrie


Michel Eisenlohr photographer


Michel Eisenlohr develops a photographic practice shaped by travel, literature, the history of places and the forms of belief that inhabit territories.

After literary studies devoted to rites of initiation and academic research on Sufism, he made his first photographs in West Africa in the late 1990s. Photography gradually became a way of approaching places through their visible and invisible layers: architecture, landscape, collective memory, narratives and traditions.

His research has taken him around the Mediterranean, to West Africa, the Middle East, India, Iceland, Hong Kong and various parts of Europe. In 2002, a journey to Syria took him overland and by sea from Marseille to Aleppo, crossing Italy, Greece and Turkey. He went on to photograph Aleppo, Palmyra and Damascus. With time, and in the wake of the upheavals experienced by the country, these images have acquired a new dimension, between travel narrative, memory and testimony.

His approach seeks less to describe places than to reveal the presences and traces they contain. Landscapes, architecture and territories become surfaces where history, belief, memory and imagination meet. Light plays an essential role, both as photographic material and as a principle of revelation.

His recent projects extend this research into landscape and the invisible. In Iceland, with Huldufólk, he explores the persistence of the “hidden people” within contemporary landscapes, bringing oral traditions, beliefs and perceptions of territory into dialogue. Other series examine military fortifications, border territories and the ways in which a landscape preserves the traces of those who have inhabited or imagined it.

Between documentary photography and contemplative writing, Michel Eisenlohr constructs a visual narrative in which the visible is constantly in dialogue with what escapes the eye.



COLLECTIONS PUBLIQUES

2026 — Institut du Monde Arabe — Images de Syrie ; Itinéraire marocain
2025 — Ville d’Hyères, fonds patrimonial — Frères de la côte
2024 — Bibliothèque nationale de France — Images de Syrie, Palmyre, Alep, Damas
2023 — Médiathèque Albert Camus, Antibes — Huldufólk, le peuple caché
2021 — Artothèque, Istres — Images de Syrie, Palmyre, Alep, Damas

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